L’édition 2021/22 du CAS propose deux terrains d’étude. Le Quartier de l’Étang constitue l’opportunité d’accompagner la création d’un nouveau quartier, notamment sur des questions d’identité, de cohabitation et d’aménagement. Celui des Eaux-Vives permet de questionner l’impact de transformations urbaines majeures dans un quartier historique.
Quartier de l’étang
La Ville de Vernier est confrontée à d'importants enjeux sociaux. Elle compte plusieurs des quartiers les plus précarisés du canton de Genève, et l'une des plus fortes proportions de résident·e·x·s étranger·e·x·s. Face à ces défis, Vernier s'est imposée comme un véritable laboratoire d'innovation sociale, en particulier dans le domaine de la cohésion sociale.
Inauguré en 2021, le quartier de l'Étang accueille aujourd'hui près de 2 500 habitant·e·x·s et 2 500 emplois. Il réunit logements aux statuts variés, groupe scolaire, crèche, équipements sportifs, espaces socioculturels et commerces. Pour accompagner l'arrivée de cette nouvelle population, la Ville de Vernier souhaite se donner l’opportunité de tester de nouveaux modes de participation à la vie locale favorisant l’intégration et l’inclusion par des dispositifs d’action, l’échange et la rencontre entre la population communale et les nouveaux·elles·x arrivant·e·x·s.
Quartier Gare des Eaux-vives
Le quartier des Eaux-Vives comporte des secteurs très différents. Si le bas du quartier bénéficie d'un tissu associatif dense et de nombreux équipements, le haut des Eaux-Vives, plus résidentiel, en possède beaucoup moins. Or, le quartier connaît une profonde transformation, portée par le développement du secteur de la gare et l'arrivée du Léman Express. L'inauguration de la Nouvelle Comédie de Genève en 2021, qui se profile comme un acteur culturel incontournable dans la construction de la cohésion sociale de ce territoire en mutation, participe à cette évolution. Dans ce contexte, les réflexions portent sur les effets de ces mutations urbaines sur la vie du quartier, les liens entre ancien·e·x·s et nouveaux·elles·x habitant·e·x·s, la place des publics les plus vulnérables, et le rôle des nouveaux lieux de vie dans le renforcement de la cohésion sociale.