Quartier Commun fédère des acteurs et actrices de l’action sociale et de l’urbanisme pour agir collectivement en faveur de la cohésion sociale et de la réduction des inégalités. Le réseau réunit des représentant·e·x·s du monde académique, de fondations publiques, de services communaux et d’administrations cantonales. Il contribue aux réflexions sur les transformations urbaines du Grand Genève dans un contexte de transition écologique. En mettant en dialogue les expertises et les expériences, Quartier Commun entend faire émerger des connaissances qui nourrissent les pratiques professionnelles, les modes de coopération, les formations et les cadres de l’action publique.
Thématique
Le Réseau Quartier Commun a pour objectif d’agir en faveur de la cohésion sociale en milieu urbain et de la réduction des inégalités dans un contexte de transitions écologiques. Cette ambition implique une réflexion sur les conditions mêmes des transitions et sur les responsabilités collectives dans la transformation des villes. Le réseau considère que les dynamiques sociales ne sont ni secondaires ni périphériques, mais constituent le centre des préoccupations au service desquelles les projets urbains doivent être élaborés : comment faire quartier ? Quels sont les éléments d’infrastructure et d’action sociale et culturelle qui permettent de s’identifier au quartier ? Le réseau s’intéresse ainsi aux politiques publiques et à la pluralité des dispositifs en présence – sociaux, urbains, culturels, éducatifs – qui structurent l’action sur le territoire. Il interroge les rôles et les missions des professionnel·le·x·s et des institutions, ainsi que les cadres normatifs, organisationnels et financiers qui orientent leurs pratiques.
Échelle
Le quartier constitue l’échelle privilégiée du réseau. C’est à cette échelle que se rendent visibles les tensions, les solidarités, les conflits d’usage et les inégalités. Les projets urbains demeurent un outil incontournable pour appréhender ces dynamiques, non comme une procédure technique isolée, mais comme un levier structurant de transformations. Dans ce contexte, le réseau entend contribuer à une approche intégrée des dynamiques de transformation des quartiers. Il assume la posture de faire dialoguer disciplines et institutions, produire des savoirs partagés, et contribuer à faire évoluer les cadres d’action pour que les projets contribuent au développement de la cohésion sociale et à la réduction des inégalités.
Gouvernance
Pour incarner ces orientations, la proposition du groupe de travail est d’adopter une organisation visant davantage d’horizontalité et de responsabilisation collective. Un comité de pilotage, réuni une fois ou deux fois par an, assure la validation des orientations stratégiques et garantit l’alignement institutionnel. Il est constitué de représentant.e·x·s du DT, DCS, des communes genevoises, des fondations, ainsi que de l’Hepia, de la Hets et l’équipe de coordination du réseau. Une équipe de coordination assure la cohérence d’ensemble. Accueillie par les HES, elle met en place et structure la programmation, développe des partenariats et veille à l’articulation entre ambition stratégique et actions concrètes. Cette organisation vise à éviter la dispersion tout en permettant l’initiative.
Modes d’action
Afin de répondre à sa mission, le réseau s’appuie sur des modes d’action concrets, progressifs et ancrés dans le réel. Un dispositif de plateforme de rencontre se réunit toutes les quatre à six semaines. Cette plateforme n’est pas un simple lieu d’échange, mais un espace de travail structurant. Elle combine ateliers, retours d’expérience, visites de terrain, débats et moments de production collective. Chacun·e·x peut y proposer un sujet, à condition d’en assumer la préparation avec l’équipe de coordination et de s’engager concrètement dans sa mise en œuvre. L’objectif est de faire du réseau un lieu actif, exigeant et utile, où l’on produit et où l’on décide. Des activités complémentaires viennent structurer la présence et l’impact du réseau : organisation d’un forum annuel ouvert au public, constitution d’un réseau scientifique en capacité de répondre à des mandats, et enrichissement des formations existantes.