Proposant une réflexion sur les compétences et identités des nouveaux métiers de la fabrique urbaine, ce projet porté par l’UNIGE et la HETS postule qu’une hybridation est à l’œuvre dans le champ de la participation, à la rencontre des métiers historiques de l’urbanisme et de ceux en lien avec le travail social.
Résumé
En Suisse romande, de nombreux grands projets urbains sortent actuellement de terre. La mise en service de ces nouveaux quartiers est de plus en plus souvent accompagnée par des “coordinateur·trice·x·s”, “activateur·trice·x·s”, ou autres “gérances de quartier”. Il est attendu que ces professionnel·le·x·s travaillent à « faire quartier », c’est-à-dire facilitent l’intégration et la participation des habitant·e·x·s, mettent en lien les acteur·trice·x·s de la fabrique urbaine et contribuent in fine à la cohésion sociale. Dans ce contexte, le projet vise à expliciter comment se déploient registres d’action et régimes de compétences en observant les dynamiques de professionnalisation entre différents champs disciplinaires. Il combine pour ce faire méthodologies quantitatives (questionnaire) et qualitatives (entretiens, observations, méthode d’analyse en groupe) et de recherche- création (vidéo et narrative). Ce projet de recherche permet de combler le manque d’études sur les contextes singuliers de la mise en service des projets urbains et de creuser les spécificités qu’ils impliquent, notamment l’injonction à une participation publique permanente.